image Les musiciens image

Stéphane Jordan: tireur d'élite

imageC'est enfant qu'il fait la connaissance du tir de précision et du solfège par l'intermédiaire d'un orgue Bontempi sur lequel on tente de lui faire jouer une certaine musique traditionnelle d'Alsace : le um'pa'pa. A la maison on écoute Jerry Lee Lewis, Brassens, Pierre Perret et l'orchestre du Splendid. Bref, l'orgue est remis au grenier. Quelques années plus tard c'est le choc. «On n'est pas sérieux quand on a 17 ans» et qu'on découvre pêle-mêle : Léo Ferré, la fille du coupeur de joint, une première petite amie blonde, Blaise Cendrars et Jim Harrison. La grande aventure commence. Il remplit ses premiers carnets. Le temps d'apprendre quelques accords de guitare et les premières chansons suivent. Depuis : «je crois que j'en ai écrit mille».
Ses mots vont au centre de la cible, il touche là où ça ne fait pas mal, mais la blessure est à ciel ouvert. Le coeur aussi proche de l'anarchie que Brassens de sa pipe, il tire à vue sur tous les clichés d'aujourd'hui. Sa plume est une arme redoutable par sa finesse. Ne vous inquiétez pas ce sera sans douleur... mais irréversible.

Michel Ludwiczak: le faussaire

imageAprès avoir étudié avec Juan José Mosalini et Cesar Stroscio au conservatoire de Gennevilliers il s'est épanoui dans le groove argentin pour en tomber définitivement amoureux. Ses expérience sur les scènes internationales du tango lui ont donné la base de son savoir faire. Aussi bizarre qu'il puisse paraître c'est dans le paradoxe qu'il est le plus près de la vérité. Il s'est fait greffer un bandonéon et est de par cette opération facilement reconnaissable dans la société qu'il veut épicurienne. Pour un faux, il est prêt à tout et capable de tout. Ses mélodies, tantôt douces tantôt canailles, venues tout droit d'un autre siècle il sait les marier à merveille dans tout les styles. Vous n'y verrez que du feu.

Sébastien Jordan: le fugitif

imageAvant de savoir marcher, il gratte ses premiers accords sur une guitare puis son grand frère lui achète une basse. Il découvre Hendrix, Led Zep et consorts, participe à sa première fête de la musique.
Recherché par toutes les entreprises de sa région natale, il a réussi à échapper à tous les petits boulots qu'on a voulu lui refiler. Il a profité de ses évasions pour travailler sa basse et participer à de multiples projets dans des styles aussi divers et avariés que ses aversions au travail. Il profite de chaque occasion pour faire groover son instrument; chaque brèche va lui permettre d'entrer en contact avec la grosse caisse de son compagnon de jeu. Personne ne peut l'arrêter, même lorsqu'il s'agit d'un gros morceau!

Sébastien Troendlé: le serrurier

imageNé en 1977 à Saint-Louis, il débute dès son plus jeune âge son approche musicale par des cours d'orgue et anime diverses soirées qui lui donneront très tôt le goût et l'expérience de la scène. C'est à l'âge de 13 ans qu'il commence sérieusement l'étude du piano et que démarre la véritable aventure musicale de ce musicien alsacien. Il entre dans la section professionnelle de l'école de jazz de Bâle. Il se produit parallèlement sur les scènes internationales où son inventivité, son énergie, sa sympathie communicative et son ouverture, sont très vite remarquées et appréciées. Il enchaîne alors les expériences au sein de groupes de funk, de blues, de salsa, de tango, de big-bands de jazz, d'accompagnateur de chanteurs solistes..., sans oublier le groupe de reggae Famara, dont il est le clavier-choriste-arrangeur.
Des croches j'tées, c'est sa spécialité ! Il s'y connaît dans toutes les clefs. À la fois arrangeur et clavier dans Valiumvalse il réussit à ouvrir toutes les portes pour faire entrer le groupe dans tous les univers. Vous n'êtes plus en sécurité chez vous, il vaut mieux sortir pour aller aux concerts.

Philippe Gaechter: l'expert en explosifs

imageC'est l'électron libre, l'autodidacte fulgurant, la toupie incontrôlée, le terroriste de la musique. Il apprend la guitare en regardant les autres jouer. Il chante en écoutant chanter les autres. Son oreille est sa meilleure alliée. Il est comme un poisson en scène. Ses prestations scéniques sont le plus souvent libres et festives à souhait, électriques et improvisées comme le sont ses solos disjonctés distordus et pentatoniques. Son énergie communicative et ses folies allument le public comme l'éclair. Il laisse aller son envie de gueuler. Il peut vous faire sauter à tout moment, lui le roi de l'explosif.

Jacques Battais: l'indic

imageNé au siècle dernier, il débute dans le blues avec son harmonica souvenir des boys scouts. Très vite, il se tourne vers l'Orient en frappant ou en carressant ses percussions, voyage en Asie et en Afrique où il s'imprègne des rythmes sorciers. De retour en Europe, il hante d'emblée les groupes locaux Fred et les Anges, Toy Toy Toy et Bande de Nazes chez qui il rencontre Valiumvalse.
Il ferait tout pour protéger ses peaux. Il connaît tout et surtout tout le monde. À la fois peintre, sculpteur et charmeur, vous n'échapperez pas à son oeil observateur et à son oreille affûtée. Il se sert de ce don pour placer un rythme ou une note au moment opportun. Ne le traitez pas pour autant d'opportuniste il vous vendrait sans scrupule...

Eduardo «il pentito» Simonato: le repenti

imageNé le 26 janvier 1967, il démarre la batterie en autodidacte à l'âge de 14 ans. Il entre à l'âge de 17 ans dans la mafia des groupes suisses et part en tournée en Italie avec un groupe de funk. Son sens du groove et sa verve lui ont permis d'infiltrer les scènes suisse, allemandes, brésiliennes, autrichiennes, belges, égyptiennes... Ses talents hétéroclites lorsqu'il s'agit de passer des baguettes aux balais lui valent la réputation de roi du groove. Parti du jazz et de la musique brésilienne, il s'est rangé en intégrant Valiumvalse sur le dernier album «Le tango des gangsters». Ses origines et son physique nous permettent de dire qu'il est le vrai et unique gangster du groupe, à tout jamais... Repenti ?

«Grand» Raph Sonntag: le chimiste

Né en mai 1971 à Strasbourg, commence le tambour en 84 aux percussions de strasbourg avec Claude RICOU, puis la batterie avec Jean-Paul BERNARD & Patrick BUCHMANN, puis rien..., et enfin jazz en 90 avec Thomas VANDEVENNE, Eric SOUM, puis 10 mois sous les drapeaux avec une casserolle en bandoulière..., ensuite jazz au CNR de Strasbourg avec Eric ECHAMPARD, Jean-Pierre HERZOG, Bernard STRUBER, Jean-Michel ALBERTUCCHI, Latif CHAARANI. Et enfin de 1998 à 2001 au CNR de la réunion avec le merveilleux Bernard FILO.
Tous ces maîtres alchimistes lui ont transmis leur savoir pour nous servir ses fameuses potions préparées à la baguette et qui vous ferons voir de toutes les couleurs... musicales. Son physique de professeur de laboratoire n'est qu'un leurre, vous apprécierez autant sa finesse que ses exacerbations rythmiques concoctées avec choix.

Lire la suite... la vie de l'Orchestre.

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